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Wikileaks : des mauritaniennes de 5 à 12 ans vendues et mariées en Arabie Saoudite

mercredi 19 octobre 2011


Dans un nouveau câble révélé par Wikileaks et daté du 08 avril 2009, l’ONG mauritanienne « Femmes Chefs de Famille », par la voix de sa présidente, Mme Aminetou Mint El Moctar, dénonce un trafic de mauritaniennes mineures, âgées de 5 à 12 ans, et qui sont mariées à des saoudiens contre 5-6 millions d’ouguiyas. Mint El Moctar voulait sensibiliser les américains à ce problème, et le faire reconnaître par les autorités mauritaniennes qui nient l’existence d’un tel trafic.

Vous pouvez lire l’intégralité en anglais de ce document en cliquant sur le lien suivant :

Wikileaks
Des mauritaniennes de 5 à 12 ans vendues et mariées en Arabie Saoudite

Aminetou Mint El Moctar affirme au chargé d’affaires Dennis Hankins que des familles mauritaniennes pauvres marient leurs filles pré-pubères à de riches saoudiens contre une dot de 5-6 millions d’ouguiyas (20 000 $), via un intermédiaire qui prenait au passage sa commission.

Mint El Moctar ajoute que ces filles pré-pubères sont très prisées en Arabie Saoudite, qu’elles deviennent des objets sexuels et qu’une fois pubères ou enceintes elles sont abandonnées par leurs maris et le plus souvent se prostituent.
Le chargé d’affaires américain D. Hankins commente en indiquant qu’il a déjà été contacté par la FONADH pour un cas similaire d’une jeune fille qui a passé trois ans en Arabie Saoudite cloîtrée dans une chambre et ne voyait que son mari saoudien et une femme de chambre. Hankins ajoute qu’un reportage de RFI a aussi traité de cas similaires en Arabie Saoudite.

Mint El Moctar continue en précisant avoir alerté les autorités mauritaniennes et envoyé une lettre au président Ould Abdel Aziz, sans réponse. Le chargé d’affaires américain D. Hankins commente ce point en indiquant avoir rencontré un fonctionnaire du ministère de la justice mauritanien et que celui-ci a nié l’existence d’un tel trafic en arguant du fait qu’aucune mineure ne peut voyager sans un adulte membre de sa famille.

Mint El Moctar indique au chargé d’affaires qu’elle a reçu des menaces de mort et qu’elle est accusée d’être « une menteuse », « une folle » et de « ternir l’image de son pays ».