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Un chef d’AQMI a été tué par l’armée française au Mali

jeudi 28 février 2013


L’information vient d’être confirmée par une bonne source proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali : Abou Zeid, l’un des chefs de katibas les plus puissants d’’Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), et qui détient les quatre otages français enlevés à Arlit, au Niger, a été tué lors d’’opérations militaires en cours dans le nord du Mali.

La date exacte de sa mort n’est pas encore connue avec exactitude, mais elle remonte aux tous derniers jours. Abou Zeid, selon une source proche du milieu du renseignement, a été tué avec un groupe important de ses hommes. Des frappes aériennes ont eu lieu dans la zone d’’Etagho, à queques dizaine de kilomètres d’Aguelhoc (au nord de Kidal), combinées avec une offensive terrestre de troupes françaises, tchadiennes et de quelques auxiliaires locaux. Certains de ces auxiliaires ont été employés pour poser des dispositifs de guidages des tirs. Quarante-trois hommes de la katibas d’Abou Zeid seraient morts avec lui, ce qui témoigne de la puissance des frappes.

La zone est connue des services de renseignement, des otages suisses y avaient été du reste détenus à une époque, avant d’’être libérés à la suite de négociations. C’est l’’un des endroits le plus difficile de la région de l’Adrar de Tigharghâr, dont cette partie escarpée forme la porte d’entrée en venant de la ville voisine d’Aguelhoc.

Ces derniers temps, un nouveau cycle de tentatives de négociations avait eu lieu pour essayer d’’obtenir la libération des otages français détenus par Abou Zeid. Des émissaires ont tenté de raviver des canaux de communications qui avaient été couronnés de succès dans le passé. L’’un de ces émissaires, que nous avons pu rencontrer, faisait état de son espoir de voir les discussions avancer, et disait "attendre un signal" pour faire avancer le processus.

Cette tentative, confirmée par une source locale indépendante des efforts de libération des otages (mais qui a depuis quitté la région par prudence), n’’avait peut-être aucune chance d’’aboutir. Selon cette source, "il n’’était même plus question de payer une rançon, de toute façon, mais de proposer une porte de sortie à certains responsables". Plusieurs sources suivant les dossiers d’’otages dans la région estiment qu’Abou Zeid avait conservé jusqu’’ici ses captifs dans une zone proche de celle où il se trouvait. Il n’était pas possible, jeudi soir, de savoir si des otages français avaient été touchés par les frappes ayant tué leur ravisseur.

Source : Le Monde (France)