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Quand Ould Abdel Aziz loue l’action de la France et de la Mauritanie
mardi 19 février 2013
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré, lors de l’ouverture du sommet de a conférence des chefs d’état- du pays du Sahel et du Sahara (CIN-SAD), à N’Djamena, capitale du Tchad, que la Mauritanie est décidée à poursuivre sa stratégie sécuritaire dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, malgré son coup exorbitante. Ce que des observateurs avertis peuvent bien interpréter, une fois encore, comme une porte laissée ouverte à une éventuelle intervention de la Mauritanie dans ce qui se déroule encore au nord Mali. Certainement que Nouakchott a bien manœuvré en évitant d’envoyer des soldats au plus fort des combats contre les groupes islamistes armés, quand la France a décidé, le 12 janvier dernier, de mener une offensive aérienne, puis terrestre, contre AQMI, le MUJAO et Ansar Eddine, mais la sécurisation des zones reconquises n’est pas encore gagnée. D’où un effort de guerre que la France pourrait être amenée à demander aux voisins du Mali. Cet aspect de la question a aussi été souligné par Ould Abdel Aziz dans son discours, quand il indique que les pays du Sahel font encore face à d’énormes défis dans le domaine de la sécurité, de la stabilité ainsi que de la paix civile dans la zone, précisant que le terrorisme est sans doute le plus grand de ces défis dans la zone sahélo-saharienne.
Dans ce cadre, Ould Abdel Aziz a indiqué que, « la Mauritanie consciente de cette menace, a fourni, au cours des années 2010-2011, des efforts humains et matériels conséquents pour éloigner d’elle le spectre du terrorisme. Il a précisé que, pour cela, elle la Mauritanie a procédé à des innovations dans le domaine de l’état-civil et du contrôle des frontières.
Evoquant l’intervention de la France, Ould Abdel Aziz a déclaré qu’elle a porté un rude coup aux groupes terroristes et a permis aux villes maliennes du nord de se libérer de leur emprise. Le président mauritanien a aussi déclaré que, pour renforcer ces acquis, il faut ouvrir les voies du dialogue entre les différentes composantes du peuple malien pour arriver à des compromis politiques garantissant l’intégrité territoriale du Mali, les exigences du développement local et les droits de l’homme », selon son expression. Prennent part à ce sommet extraordinaire du Cin-Sad, les chefs d’Etat des pays membres, les organisations sous régionales et régionales et plusieurs invités. Les participants à ce sommet, qui dure un jour, vont plancher sur les réformes à apporter au regroupement dont les chefs d’état se sont rendu compte de leur nécessité lors du sommet de Rabat, en 2010.
Sneiba
Source : Journal L’Authentique