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Prix de la carte de séjour en Mauritanie
lundi 21 mai 2012
Des immigrés jugent excessif le prix de la carte de séjour en Mauritanie - La décision du gouvernement mauritanien de rendre obligatoire la carte de séjour pour tous les étrangers - adultes et enfants - à partir du 1er juin suscite une vive inquiétude chez les immigrés originaires d’Afrique de l’ouest, du Sénégal, du Mali et de la Gambie, notamment, selon plusieurs témoignages recueillis lundi par la PANA. Considérés comme des immigrés privilégiés, selon les termes du document instituant la carte de séjour, les Sénégalais, Maliens et Gambiens sont cependant tenus au paiement d’une taxe de 30.000 ouguiyas, soit un peu plus de cent dollar américains ou 50.000 francs CFA, pour se faire délivrer le précieux papier, comme les autres immigrés.
Les Sénégalais, qui sont estimés à plusieurs dizaines de milliers, exercent généralement les petits métiers (mécaniciens, tôliers, restauratrices, vendeurs ambulants, menuisiers).
Désemparés face à la nouvelle donne, dimanche, ils étaient présents en masse dans les locaux de leur ambassade à Nouakchott pour marquer leur inquiétude.
Pour leur part, les Maliens sont fortement présents dans le système très particulier de redistribution de l’eau avec des charrettes tractées par des ânes, dans les quartiers populaires de la capitale mauritanienne.
En nombre moins important, les Gambiens s’adonnent, quant à eux, à diverses activités.
Tôlier originaire du Sénégal, Omar W. pose le problème d’une famille nombreuse.
’Prés de l’équivalent de 1000 dollars à payer dans les conditions actuelles marquées par un ralentissement de l’activité. C’est presque impossible. Nous avons besoin d’une solution à l’amiable entre les gouvernements pour ne pas se retrouver dans l’obligation de plier bagages’, explique-t-il.
Malien et vendeur d’eau, A. Camara abonde dans le même sens.
’Mon activité ne peut pas me mettre de payer un montant aussi élevé qui représente plus d’un mois de travail’, argue-t-il.
Pour NG, restauratrice sénégalaise, ’il faut absolument que le montant de la carte de séjour soit revu à la baisse, car nous menons une activité au ralenti qui permet juste d’assurer le minimum au quotidien’.
La balle est désormais dans le camp des autorités des pays concernés qui ne vont certainement pas manquer de saisir les homologues mauritaniennes pour trouver une solution à ce problème.
Source : Pana