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Ouverture du 36e Congrès des DG de police arabes : Syrie, Mauritanie et Libye, les grands absents
lundi 10 décembre 2012
La sécurisation des frontières et la lutte contre le crime organisé étaient hier au cœur des thématiques du 36e Congrès des polices arabes à Alger. Malheureusement, deux pays frontaliers de l’Algérie, à savoir la Libye et la Mauritanie ont brillé par leur absence.
Lors de son allocution d’ouverture, Mohamed Ben Ali Koman, secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, a évoqué l’expérience algérienne dans la lutte anti-terroriste, qui est devenue l’un des grands pays spécialisés dans la lutte contre ce fléau qui ne cesse de proliférer. « La politique de la réconciliation nationale a donné ses fruits, c’est une expérience réussie pour l’Algérie. La preuve, le terrorisme est vaincu » dira-t-il, devant une salle pleine à craquer. Abordant la situation qui prévaut dans la région du Sahel, et dans certains autres pays arabes, le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, a plaidé pour une nouvelle “philosophie” dans la politique sécuritaire appliquée par ces pays. « Le Printemps arabe s’est répercuté sur la situation sécuritaire dans toute la région, y compris dans le Sahel. Devant cette situation, les pays présents aujourd’hui à ce 36e Congrès doivent opter pour une autre “philosophie” sécuritaire, tout en respectant les droits de l’homme, afin d’améliorer la relation entre le citoyen et le policier » plaide-t-il. De son côté, le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani El Hamel, a évoqué le phénomène de la criminalité organisée inter-frontières, qui menace aujourd’hui la sécurité de ces pays.
El Hamel insiste sur le respect des droits de l’homme
« Le monde arabe est en train de vivre aujourd’hui des mutations profondes, qui peuvent menacer sa stabilité. Devant cette situation, les forces de la police sont appelées à fournir de plus en plus d’efforts, mais elles devraient également se mettre au diapason avec ses mutations » indique-t-il, et d’ajouter que « la sécurité est notre cheval de bataille, pour cela il faut qu’il y ait un échange d’expériences et de savoir-faire entre pays. Il faut donner également plus d’importance à la société civile qui joue un grand rôle dans la stabilité de sa patrie. Pour cela,il faut promouvoir les droits de l’homme, et mettre en place des mécanismes qui peuvent améliorer la relation entre le citoyen et le policier ». L’autre phénomène qui guette également, selon El Hamel la sécurité et la stabilité de ces pays arabes, « le blanchiment d’argent sert au financement des hordes terroristes. Il faut tarir ces sources, dont la grande majorité est issue de l’argent de la drogue ».
Interpol veut intensifier la lutte antiterroriste
En outre, cet événement arabe, a vu la présence de l’actuelle présidente d’Interpol, Mireille Ballestrazzi, – qui a été élue par l’Assemblée générale réunie en sa 81e session à Rome, en novembre 2012- et a plaidé pour la lutte contre le terrorisme notamment au niveau de la région du Sahel, mais également la sécurité des frontières de certains pays, qui sont devenus un transit pour la drogue et les armes. Enfin, le ministre de l’Intérieur, avec un arabe -peu compréhensible, a appelé également à la promotion du rôle de la police dans la lutte contre la criminalité organisée, la drogue et le terrorisme. « La Journée internationale des droits de l’homme qui est célébrée chaque année partout dans le monde le 10 décembre, coïncidera avec le deuxième jour de ce Congrès, alors c’est une occasion pour rappeler l’importance de ce volet dans le travail de la police » rappelle-t-il, et d’enchaîner « en plus de l’insécurité qui prévalait durant ces dernières années dans certains pays arabes, et dans la région du Sahel, il y a un nouveau phénomène qui est devenu plus dangereux que les autres, y compris le terrorisme, il s’agit de la criminalité électronique, qui nécessite une grande technologie pour lui faire face, c’est un phénomène qui doit être traité sérieusement ».
Source : Algérie News