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Mauritanie : La diplomatie sous-régionale en action

mardi 24 janvier 2012


La capitale de la République Islamique de Mauritanie accueille ce 23 janvier les Chef de la diplomatie du Mali, du Niger, du Nigéria pour se pencher sur le problème d’insécurité causé par AQMI, Boco Harram et d’autres mouvements autonomistes et sécessionnistes.

Au moment où les forces armées maliennes sont entrain de livrer une guerre sans merci à la rébellion, la voie diplomatique est entrain d’être mise en action. Car, ce qui se présente au Nord du Mali est une véritable alerte pour les pays sahélo-sahariens et toute l’Afrique de l’Ouest.

La rencontre des ministres des affaires étrangères dans la capitale mauritanienne n’est pas la première au sujet de la sécurité de cette partie du continent ; mais, jusqu’ici la paix tarde à s’instaurer d façon de façon définitive. Pour la zone sahélo-saharienne où opèrent AQMI et d’autres groupes rebelles, il faut avouer que les véritables problèmes qui sont les sources de revendication n’ont pas trouvé de solutions.

Il en est d’ailleurs de même pour le Nigeria où Boco Harram la secte islamiste multiplie les actes terroristes. On y enregistre tous les jours d’impressionnantes pertes en vies humaines et de dégâts matériels.

A Nouakchott, les ministres des affaires étrangères se prononceront-ils pour le renforcement de la lutte armée contre Al-Qaïda et Boco Harram ou bien ils arriveront à privilégier le dialogue ? Les deux méthodes ont déjà été utilisées sans grand succès.

Pour le cas précis de la zone sahélo-saharienne, chaque fois qu’un accord a été signé entre les parties adverses, il ne se concrétise pas souvent sur le terrain. Ceci fait penser que les véritables causes du conflit sont jusqu’ici mal cernées. Au Nigeria, la secte islamiste Boco Harram revendique un Etat islamique radicale. Aux deux endroits la stratégie utilisée sur le terrain est presque identique par le fait que les mouvements s’appuient sur l’Islam pour mener des opérations terroristes.

Pour une solution durable contre le terrorisme qui gagne en intensité et dont on ignore avec précision les sources de financement et les provenances des armes, de nouvelles initiatives sont nécessaires. Celles-ci devraient se fonder sur une connaissance approfondie de l’ensemble des tenants et aboutissants de la violence meurtrière que subissent des innocents tous les jours.

Il est à espérer que le réalisme permettra aux ministres des affaires étrangères de trouver enfin les voies et moyens conduisant à une paix durable dans la région sahélo-saharienne, au Nigéria et dans le reste de l’Afrique Occidentale.

Elhadj Abdoulaye DIALLO pour Aminata.com