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Mauritanie : L’Assemblée nationale adopte la loi des finances 2012
lundi 26 décembre 2011
L’assemblée nationale a adopté dimanche le projet de loi des finances initiale pour l’année 2012 au cours d’une séance plénière présidée par son vice président, le député Ebouh Ould Hamoud.
Le coût global des dépenses publiques a atteint, cette année, 466.440. 324.120 ouguiyas réparties comme suite ;
Dépenses du budget de l’état y compris le BCI : 335.410.67.410 ouguiyas.
Dépenses sur comptes spéciaux du trésor 11.177.746.610 ouguiyas.
Dépenses des ressources nationales autres que celles provenant de l’état 70 milliards.
Dépenses sur ressources extérieures : 120.088.510.000 ouguiyas.
La séance plénière a durée 14 heures. Elle a débuté par la lecture du rapport de la commission des finances soulignant que ce projet de loi a été élaboré dans un contexte international marqué par le ralentissement de l’économie mondiale dans la zone de l’euro et aux Etats- Unis d’Amérique et ses conséquences sur les marchés internationaux.
Au niveau national, le rapport prévoit que la croissance réelle du PIB est estimée hors pétrole à 4,9 % en 2011 contre 5,7 % en 2010 et 1,2 en 2009. Il précise que cette contraction est imputable aux contre performances du sous secteur de l’agriculture et dans une moindre mesure celui de l’élevage en raison du déficit pluviométrique, malgré le bon comportement de la branche pêche (+ 8%) et la tendance à la hausse de la contribution des secteurs secondaire et tertiaire à la croissance du PIB.
La commission a recommandé au gouvernement de réviser la loi organique relative aux lois de finances en vue de la rendre plus conforme au contexte politique nouveau, d’avantage de rigueur et de transparence dans la gestion des deniers publics, une meilleur exhaustivité des dépenses afin de réduire l’enveloppe des dépenses communes et d’accorder plus d’attention, en terme d’allocation des ressources, aux programmes sociaux favorisant la réduction de la pauvreté entre autres.
Les députés ont été unanimes sur la nécessité de la transparence dans la gestion et l’exécution des chapitres de ce budget et la centralisation des efforts sur les programmes à dimension humaine en particulier ceux visant la lutte contre la pauvreté, le développement des ressources humaines et l’éradication des séquelles de l’esclavage.
Ils ont demandé à travers un appel lancé par leur collègue, le député Sidi Mohamed Ould Maham au gouvernement Français de rayer la zone de l’Adrar de la carte " zone rouge " considérée comme zone dangereuse pour les étrangers ce qui a compromis le développement du tourisme dans le Nord mauritanien.
Les députés de l’opposition, qui ont voté contre le projet de loi, ont critiqué la loi de finance estimant que ses chapitres étouffent tous espoir de solution des problèmes des populations.
Quant aux députés de la majorité, ils ont estimé que cette loi sera d’un grand apport pour le développement du pays et l’épanouissement de la nation et traduit l’intérêt qu’accorde le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz au bien être des citoyens pauvres.
Le ministre des finances M.Thiam D’jombard a souligné que cette loi des finances reflète bien la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la croissance économique à travers le développement des infrastructures et la promotion des ressources humaines.
Source : Agence officielle AMI