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Mali : violents combats près de Gao entre le Mujao et des soldats

samedi 2 mars 2013


Alors que l’incertitude règle concernant la mort au Mali d’Abou Zeid, une des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, de violents combats continuent à Gao entre le Mujao et des soldats.

Des combats ont opposé vendredi près de Gao les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (Mujao) et des soldats maliens et français, ont indiqué samedi une source islamiste et l’armée malienne. "Nous avons livré un combat sans merci aux troupes maliennes avec leurs complices français à 60 km à l’est de Gao vendredi. Pour le bilan, nous allons voir après", a déclaré le porte-parole du Mujao, Abou Walid Sahraoui, sans plus de détails. "Nos troupes sont aussi vers Kidal pour le jihad contre la France", a ajouté la même source.

Gao et Kidal sont deux des principales villes du nord du Mali, qui étaient occupées par les islamistes avant d’en être chassés par une intervention internationale dirigée par la France à partir du 11 janvier. Gao, la plus grande ville du nord du Mali, était sous le contrôle du Mujao, un des groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Elle est située au sud de Kidal et à 1.200 km de Bamako. Kidal se trouve à 1.500 km au nord-est de la capitale.

L’information sur les combats de vendredi près de Gao a été confirmée par un soldat malien contacté par téléphone dans cette ville depuis Bamako. "J’ai participé aux combats à In-Manas (60 km à l’est de Gao) vendredi. Nous avons détruit une base du Mujao. Ils ont eu beaucoup de morts dans leurs rangs. Nous sommes revenus à Gao, sans perte dans nos rangs", a précisé le militaire malien, sans donner d’autres détails.

Le soutien des Français à l’intervention s’érode

Alors que très peu d’informations circulent sur cette guerre, le soutien des Français à l’intervention militaire au Mali contre des groupes islamistes armés s’érode, cédant 13 points en trois semaines, selon un sondage Ifop pour Atlantico publié samedi. Selon cette étude publiée près de deux mois après le début de l’opération Serval lancée le 11 janvier, 60% des personnes interrogées se disent favorables à l’intervention militaire française menée aux côtés des forces maliennes. A titre de comparaison, ils étaient 73% début février après la visite de François Hollande au Mali et le succès rapide enregistré par les forces françaises sur le terrain, à Gao et Tombouctou notamment.

"Nous sommes aujourd’hui dans une nouvelle phase", souligne Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l’Ifop. "Maintenant que ’le plus facile a été fait’, et que la situation paraît moins urgente, l’opinion publique reste majoritairement acquise à l’intervention mais il existe tout de même un mouvement de repli assez net."

Source : LCI (France)