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Mali : la vie des diplomates algériens enlevés à Gao "en danger"
lundi 30 avril 2012
Le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui détient depuis le 5 avril sept Algériens, dont le consul d’Algérie à Gao (nord du Mali), a estimé dimanche 29 avril que "la vie des otages est en danger". "La délégation algérienne (...) a refusé complètement nos demandes", a expliqué dans un court message Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao. Il a précisé qu’une délégation algérienne avait assisté aux négociations, sans donner de détails sur les revendications de son mouvement.
Mercredi 25 avril, le Mujao avait affirmé qu’il voulait négocier la libération du consul algérien et de ses six collaborateurs "au nom de l’islam". Une déclaration interprétée comme un durcissement de ton, le Mujao ayant auparavant affirmé qu’il avait "donné (son) accord" pour la libération des six otages. "Nous avons donné l’accord à nos frères d’Ançar Eddine" - groupe islamiste dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly - avait déclaré il y a une semaine cette même source, sans toutefois préciser de date ou de lieu, ni évoquer une éventuelle contrepartie à leur libération.
Le Consul d’Algérie et ses six collaborateurs ont été enlevés le 5 avril à Gao, quelques jours après que le Nord du Mali fut tombé sous le contrôle de divers groupes armés dont le Mujao, Ançar Eddine, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg).
AUTRES RAPTS
La semaine dernière, le ministre des affaires étrangères algérien, Mourad Medelci, avait assuré lors d’une conférence de presse à Alger que ses compatriotes otages étaient "en bonne santé" et que "les perspectives" de leur libération étaient "réelles". "Nous avons bon espoir que les discussions qui se sont développées très rapidement après leur privation de liberté nous conduisent vers une fin heureuse", avait ajouté le chef de la diplomatie algérienne.
Outre les sept otages algériens, le Mujao avait revendiqué en décembre 2011 le rapt à la fin d’octobre dans l’ouest de l’Algérie de deux Espagnols et d’une Italienne qui, selon un porte-parole du groupe, sont toujours retenus par ce groupe dissident d’AQMI.
Source : LeMonde.fr