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Le Sénégal et la Mauritanie sont préoccupés par la préservation des ressources halieutiques, selon Pape Diouf
mercredi 6 mars 2013
Le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes était face à la presse, hier, pour se pencher sur le protocole d’accord de pêche signé entre Dakar et Nouakchott qui vient d’accorder un quota annuel de 40 000 tonnes pour 300 embarcations.
D’après Pape Diouf, les deux pays sont préoccupés par la préservation des ressources. Selon lui, l’accord signé le 26 février dernier va profiter à 300 licences libres ciblant uniquement les espèces pélagiques à l’exclusion du mulet pour une durée d’un an ou de 6 mois renouvelable. Les taux de redevances forfaitaires sont fixés en fonction de la taille du bateau. Pour une pirogue de 13 mètres au moins, le tarif à verser est de 114,34 euros soit près de 75.001,32 de FCfa et pour celles qui ont une taille de plus de 13 mètres, il faudra débourser 228,67 euros soit 149.997,68 de FCfa.
Dans le secteur de la pêche industrielle, les autorités mauritaniennes consentent à octroyer des autorisations de pêche thonière jusqu’à 10 navires par an avec un taux de redevance forfaitaire de 5.000 euros par mois et par navire et dont la révision est engagée conformément à la règlementation mauritanienne en vigueur. « La Mauritanie a décidé de changer son système de gestion avec notamment l’introduction de quota de pêche », indique le protocole de deux pages qui a été distribué à la presse. Répondant à une interpellation des travailleurs du secteur qui jugent le quota accordé aux pêcheurs sénégalais par la Mauritanie très insuffisant, Pape Diouf a confié que Nouakchott ne peut pas donner au Sénégal des ressources qui dépasseraient ses capacités.
Il a ensuite fait obligation à 18 embarcations soit 6% du total de débarquer en Mauritanie. Alors que les redevances de licence sont fixées à 10 euros (6559,57 FCfa) par tonne à pêcher.
Un comité ad hoc va réunir les deux parties à Dakar pour décliner des modalités pratiques de ce protocole d’accord. Abordant la suspension des 29 licences de pêche intervenue en août dernier et interdisant du coup aux bateaux russes de venir pêcher dans nos eaux, M. Diouf souligne que cette décision reste toujours maintenue pour encore une année.
Source : Le Soleil (Sénégal)