Accueil > Actualités > A la Une > Le Mali dans l’expectative après les attaques des touaregs

Le Mali dans l’expectative après les attaques des touaregs

jeudi 19 janvier 2012


La rébellion touarègue, en sommeil depuis 2009, ressurgit dans le nord du Mali où elle a attaqué trois villes, Ménaka, Aguelhok et Tessalit. Une résurgence qui coïncide avec le retour de Libye de rebelles touaregs ayant combattu aux côtés du colonel Kadhafi. Ces actions fragilisent un peu plus le Mali, déjà aux prises avec les terroristes d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le président malien Amadou Toumani Touré (à dr.) avec les représentants d’un groupe armé de touaregs de retour de Libye, à Bamako, le 3 décembre 2011.
AFP photo/Habib Kouyate

Que ce soit dans les bourgs de Ménaka, dans celle de Tessalit ou d’Aguelhok où se sont déroulées les attaques des touaregs, la nuit a été plutôt calme. Peu de monde circule. Aucun coup de feu n’a été entendu. C’est ce que disent les rares personnes que nous sommes arrivés à joindre alors que le jour se levait ce jeudi. Un peu dans l’incertitude, les populations restent chez elles.

Les rebelles disent toujours tenir leurs positions, mais deux élus -un maire et un député- de la région de Ménaka affirment qu’un renfort de troupes de l’armée régulière est enfin arrivé dans cette ville de Ménaka, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Trêve à venir ?

A Tessalit et à Aguelhok la situation est sous contrôle, estime de son côté un responsable du poste de commandement opérationnel de l’armée, installé à Gao.

Pour voir se dessiner une trêve véritable, il faudra cependant attendre encore quelques jours car la tension est palpable sur le terrain, dans la localité de Kidal par exemple, où l’armée a réquisitionné quasiment tous les véhicules civils. Des personnes auraient été même interpellées.

Et contrairement à la rébellion touarègue de 2006 où, après avoir attaqué un camp militaire, des rebelles s’étaient repliés dans une zone montagneuse avant d’engager un round de négociations, cette fois-ci, ils sont restés sur le terrain.

Le Mali est déjà affecté par la présence d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Plusieurs opérations militaires ont eu lieu pour tenter de déloger les terroristes sans succès. Aqmi détient aujourd’hui cinq otages, dont deux Français, enlevés fin novembre.

Source : RFI