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La police mauritanienne disperse un sit-in de jeunes opposants

vendredi 18 mai 2012


La police mauritanienne a violemment dispersé, vendredi à Nouakchott, des centaines de membres de l’Organisation des jeunes de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) qui, peu après la prière, tentaient d’organiser un sit-in devant le ministère de l’intérieur, a constaté APA à Nouakchott.

Les policiers ont fait usage de grenades lacrymogène, de bombes à son et de matraques pour chasser les jeunes qui scandaient des slogans appelant au départ du pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ils ont procédé à des interpellations au sein des manifestants dont plusieurs ont été blessés ou asphyxiés par les gaz lacrymogène.

Cette tentative de sit-in non autorisé par les autorités, intervient après plusieurs autres menées par la COD, guère plus fructueuses.

Un premier sit-in tenu il y a deux semaines avait été dispersé par les forces antiémeutes à coup de jets d’eau, de grenades lacrymogènes et de bombes à son déversé à une heure tardive de la nuit sur les manifestants dont certains dormaient.

Lors de la seconde tentative de sit-in, le 16 mai courant à Nouakchott, les dirigeants de la COD s’étaient retirés de la place afin, disent ils, de protéger leurs militants contre une possible descente musclée de la police.

Mercredi dernier, un autre rassemblement des jeunes de la COD avait été dispersé par la police dans les mêmes conditions.

La COD regroupe l’opposition radicale comprenant notamment le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) dirigé par Ahmed Ould Daddah et les islamistes du parti Tawassoul.

Il existe en Mauritanie une autre opposition plus modérée regroupée au sein de la Convention pour l’alternance pacifique (CAP), dirigée par l’Alliance populaire progressiste (APP) de Messoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée nationale.

La CAP qui a participé à un dialogue avec le pouvoir s’oppose catégoriquement aux manifestations de rues qu’elle juge trop risquées pour la paix sociale dans le pays.

APA