Accueil > Actualités > A la Une > La Mauritanie ouvre de nouveaux postes-frontières

La Mauritanie ouvre de nouveaux postes-frontières

mercredi 30 janvier 2013


Le nouveau poste-frontière de Rosso aidera au renforcement de la sécurité.

En Mauritanie, la politique de défense s’affiche dès la frontière

"La Mauritanie, comme beaucoup d’autres pays, fait face au défi d’assurer le contrôle de ses frontières dans un contexte régional qui évolue sur le plan sécuritaire", a déclaré Hans-Georg Gerstenlauer, ambassadeur de l’Union européenne (UE) lors de l’inauguration du poste de Rosso le 23 janvier.

"La gestion des frontières joue un rôle déterminant dans la lutte contre toutes formes de trafics. Une réponse à ce défi passe par une gestion efficace des flux des entrants et des sortants dans le respect des lois et des accords internationaux", a ajouté ce diplomate.

Ce nouveau poste est l’un des onze points de passage qui seront financés par l’Union européenne, en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM) et en collaboration avec la Direction de la sûreté du territoire.

"Ce poste-frontière de Rosso est important car il intègre les différents services des forces de police, de la gendarmerie nationale et des douanes dans un seul site. L’entrée et la sortie de la Mauritanie en deviennent plus rapide avec des contrôles aux frontières plus efficaces et plus commodes", selon un communiqué de l’UE.

L’aide européenne à la Mauritanie comprend "l’équipement de trois aéroports en systèmes informatiques et lecteurs de passeport, la construction de onze postes et l’équipement de vingt-sept postes en matériel informatique et énergie solaire, et la formation de centaines de policiers des frontières", a fait par ailleurs savoir l’Union.

A ceci s’ajoute l’accompagnement de l’UE à l’élaboration par la Mauritanie de "la première stratégie migratoire du pays et de la sous-région".

"L’Union européenne appuie la mise en œuvre de cette stratégie par une aide financière de 8 millions d’euros", explique le communiqué.
En 2010, la Mauritanie a mis en place quarante-huit postes frontaliers comme points de passage exclusifs pour l’entrée et la sortie du pays.
"On a assisté ces dernières années à une migration des personnes fuyant les longs conflits en Côte d’Ivoire, au Liberia, en Sierra Leone, au Mali… et une migration en transit vers l’Europe via l’Afrique du Nord et les îles Canaries. Cette situation a suscité de la part du gouvernement mauritanien une surveillance accrue des frontières aussi bien terrestres que maritimes", indique Mohamed Lemine Ould Jidou, professeur de droit.

"Les dangers de la migration clandestine sont immenses", affirme-t-il.
"Certains de ces émigrés, confrontés à l’échec de leur projet d’installation ou de passage vers l’Europe, sont le plus souvent tentés par le crime organisé, voire le terrorisme. Il s’agit d’alternatives dangereuses, mais le plus souvent, ce sont les seuls choix qui s’offrent à eux", poursuit-il.

Concernant les dernières mesures mises en place, Ould Jidou explique que le gouvernement "a identifié quarante-cinq points de contrôles prioritaires par lesquels devront s’enregistrer obligatoirement les personnes désirant pénétrer en territoire mauritanien".

Source : Magharebia