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La Cedeao boycotte la présidentielle gambienne

mercredi 23 novembre 2011


La Cedeao a déclaré ce mercredi 23 novembre qu’elle se retirait de l’élection présidentielle du 24 novembre en Gambie, pour protester contre ce qu’elle a appelé le climat peu satisfaisant de peur et d’intimidation qui entoure le scrutin.

Dans un communiqué envoyé au président gambien Yahya Jammeh à la veille de la présidentielle de jeudi, la Cedeao a indiqué qu’elle n’enverrait pas de mission d’observation en Gambie pour superviser le déroulement du scrutin, estimant que les préparatifs et l’atmosphère politique ont été jugés par la Commission comme n’étant pas favorables à la tenue d’une élection libre, juste et transparente.

Selon la Cedeao, la décision a été prise après que le président de la Commission, James Victor Gbeho a dépêché une mission d’information en Gambie, au cours de laquelle, cette équipe a discuté avec un large éventail d’acteurs pour évaluer l’état des préparatifs pour cette élection.

Le communiqué a ajouté que la commission surveillait la situation politique et l’état des préparatifs électoraux à travers le Système d’alerte précoce de la Cedeao, et avait conclu que toute élection organisée dans de telles circonstances ne reflèterait pas le véritable résultat du vote.

“Malheureusement, les rapports de la mission d’information et du Système d’alerte précoce ont parlé d’intimidation, d’un niveau inacceptable de contrôle des médias électroniques par le parti au pouvoir, d’un manque de neutralité de la part de l’Etat et des ses démembrements et d’un électorat apeuré par la répression et l’intimidation’’, note le document.

"Dans ces circonstances, la Commission est d’avis que les conditions actuelles dans le pays ne remplissaient pas les normes minimales fixées par le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance pour la tenue d’élections et a donc décidé d’user des pouvoirs discrétionnaires conférés au président de la Commission dans le cadre de ce protocole, pour retirer la Mission d’observation”.

Mais tout en qualifiant la situation globale qui a motivé son boycott de ‘regrettable’, la Cedeao a déclaré qu’elle restait ouverte à l’idée d’inviter le gouvernement gambien et les autres acteurs à créer les conditions propices à la tenue d’élections crédibles dans le futur.

Source : Nettali
Lamine Sène