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Dossier salafistes : Les familles demandent l’amnistie
lundi 14 novembre 2011
Nouakchott, 14 novembre (ANI) — Les familles de détenus salafistes ayant pris part au dialogue avec les autorités, ont au cours d’un point de presse organisé au siège de l’AFCF réitéré leur appel aux plus hautes autorités d’accorder l’amnistie à leurs fils.
Dans un communiqué intitulé « appel de la douleur et de l’espoir, », ces familles ont lancé un appel pressant pour demander l’amnistie présidentielle en faveur de ces détenus, parmi lesquels figurent des initiateurs du dialogue avec les oulémas.
Quand le dialogue était engagé en 2010, le nombre des détenus salafistes était de 74 détenus, dont 47 avaient initialement lancé un appel au dialogue et au repentir. A la fin du dialogue, 10 autres avaient rejoint le groupe des repentis pour constituer un total de 57 reniant le recours à la violence et prônant la réconciliation avec la société.
40 parmi ces 57 seront amnistiés à l’occasion de fêtes musulmanes en deux vagues de 35 et 5 détenus, cependant que 17 autres demeurent en détention.
Intervenant à cette occasion, Abdallahi ould Mohamed Sidiya, porte parole des salafistes amnistiés, a indiqué : « je suis là parce que je représente ceux (parmi les salafistes) ayant pris part au dialogue ». il a ajouté parmi ceux encore en détention, certains tiennent beaucoup plus à la sécurité de ce pays, beaucoup que nous autres aujourd’hui en liberté et nous souhaitons qu’ils soient remis en liberté pour concrétiser l’engagement des oulémas et des autorités ».
« Parmi ceux encore en détention figurent les initiateurs de l’idée du dialogue », a-t-il conclu.
Pour sa part Aminettou Mint Elmoctar, présidente de l’AFCF a souligné la solidarité de son organisation avec les familles des salafistes pour lesquelles elle a souhaité l’amnistie et la réintégration de la société avec leurs droits de citoyen à part entière.
Aminettou s’était demandée : « pourquoi accorde-t-on le pardon à des criminels et ne pas en faire autant pour les membres de ce groupe, dont certains, comme Sall, sont innocents ? ».
Par ailleurs, les familles ont exprimé leur désarroi face aux conditions de la visite aux prisonniers. « Nous sommes séparés d’eux par deux grilles et deux glaces perforées légèrement, à peine sont-ils audibles quand ils parlent », a affirmé une représentante des familles.
Source : ANI