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« Commandant » dans l’armée mauritanienne, condamné à deux mois de prison
samedi 19 novembre 2011
Le journaliste, « Commandant » dans l’armée mauritanienne, condamné à deux mois de prison.
Le prévenu, qui est un collaborateur de la radio publique mauritanienne, s’était rendu le 25 octobre dernier, à la caserne Samba Diéry Diallo de Dakar où il a demandé à rencontrer le Colonel Meïssa Niang.
Sur place, il est reçu avec tous les honneurs dignes du rang d’un Commandant. Ainsi, durant son face-à-face avec le maître des lieux, il a expliqué qu’il devait rentrer en Mauritanie, mais qu’il avait des difficultés financières à cause d’un virement qui a tardé. Par conséquent, il désirait d’une aide financière afin de pouvoir acheter du carburant.
Si cette ruse a marché avec le directeur de cabinet du Haut commandement de la gendarmerie à qui le « Commandant » a soutiré 60.000 francs Cfa, ce ne fut pas le cas avec le Colonel Meissa Niang. L’officier supérieur s’est vite rendu compte qu’il était en face d’un escroc ; et il n’a pas hésité à le faire coffrer.
A la barre du tribunal, Mouhamed Lémine Ould Sidy a reconnu les faits. Toutefois, il s’est empressé de justifier son acte par des troubles mentaux.
Le « Commandant » a soutenu qu’il ignorait les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte. Son argument de défense a été corroboré par son frère qui a laissé entendre que sa famille ignorait que le prévenu avait même quitté la Mauritanie.
Mais pour le parquet, la thèse de la démence ne saurait prospérer. Le substitut du procureur argue en effet, que le prévenu a répondu correctement aux questions des juges. Et Cheikh Dieng de requérir six mois dont deux mois Un argument battu en brèche par les avocats du prévenu convaincus que leur client est atteint de démence. « Comment un homme normal peut se rendre à une caserne pour escroquer ? », se demande Me Babacar Mbaye.
La même interrogation est soulevée par Me Abdoulaye Seck qui a soutenu que leur client est à l’abri du besoin. Aussi lui et son confrère ont-ils plaidé le sursis à défaut d’une relaxe.
Après délibéré, le « Commandant » Mouhamed Lémine Ould Sidy a été reconnu coupable d’usurpation de fonction. Relaxé du délit de tentative d’escroquerie, le journaliste a été condamné à six mois dont deux mois ferme.
Source : Nettali