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Au Sénégal, Haïdar El Ali, défenseur de l’environnement, devient ministre de l’Écologie

dimanche 8 avril 2012


Acteur de terrain engagé en politique, le directeur de l’ONG Océanium promeut depuis plusieurs années la réimplantation de la mangrove, pour laquelle il a mobilisé des dizaines de milliers de volontaires.

Le nouveau président du Sénégal, Macky Sall, élu le 25 mars et entré en fonction le 2 avril, a nommé Premier ministre Abdoul Mbaye. Dans son nouveau gouvernement, formé hier soir, l’entrée comme ministre de la Culture du célèbre chanteur Youssou N’Dour a été très médiatisée.

Mais on y trouve aussi, comme ministre de l’Ecologie et de la Protection de la nature ; Haïdar El Ali, personnalité reconnue de longue date dans ce domaine. Né en 1953, exposait Le Monde en janvier 2009, il est devenu en 1984 directeur de l’Océanium de Dakar, centre de plongée et association sénégalaise de protection de l’environnement.

Il a « participé notamment à la création d’aires marines protégées, gérées par et pour les populations locales, à l’instar de celle du Bamboung, dans le delta du Saloum, fonctionnant depuis 2004, avant celles de la pointe Saint-Georges, de Casamance ou du cap Manuel », indiquait Le Monde.

À la fois engagé en politique (il préside la Fédération des partis écologistes et verts d’Afrique de l’Ouest) et acteur de terrain de la protection de l’environnement, Haïdar El Ali a contribué à la réimplantation de la mangrove, un écosystème végétal qui joue un rôle dans la régulation de la salinité des eaux et donc des champs voisins, et est une réserve pour la faune et la flore.

Ce portrait de Haïdar El Ali et de ses actions dans GoodPlanet explique :

« En 2009, l’écologiste a réussi à mobiliser 80.000 volontaires pour replanter 36 millions de jeunes pousses. Une première dans le monde. Et sans aucune aide gouvernementale. ‘Ces arbres protègent les côtes des intempéries et de la montée des eaux, explique ce passionné. En filtrant le sel par les racines, ils ont en outre la capacité de transformer les terres stériles environnantes en terres arables… La restauration des mangroves ici a déjà permis de récupérer 5% de terres pour cultiver du riz. Et assurer de la nourriture pour tous’. »

Photo : Serine Diagne (Wikipédia), sous licence Creative Commons CC by-sa

Source : SmartPlanet.fr