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100.000 réfugies Supplémentaires en Mauritanie (PAM)

mardi 4 décembre 2012


La Mauritanie qui offre déjà l’asile à 110.000 réfugiés maliens, en recevra 100.000 de plus, en cas d’intervention militaire au nord du Mali, a affirmé lundi le directeur et représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) en Mauritanie, Alain Cordeil.

Cette estimation, a indiqué M. Cordeil, qui intervenait à la rencontre régionale organisée dans la capitale mauritanienne sur la gestion des flux migratoires mixtes, pourrait atteindre 240.000 réfugiés, en comptant les Mauritaniens des zones frontalières avec la Mali.

Le nombre de réfugiés avancé par le PAM et retenu par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) ainsi que l’UNICEF, lors d’une récente réunion à Dakar, a été établi suite à une enquête effectuée par le PAM en collaboration avec les autorités locales qui ont constaté que les personnes recensées sont des femmes accompagnées de leurs enfants qui ont laissé une partie de leur famille au Mali, en attendant un regroupement familial.

Un ensemble de mesures d’urgence, baptisé "plan de contingence" par l’organisation humanitaire des Nations unies a été adopté en prévision d’une éventuelle opération militaire au nord du Mali, a affirmé le représentant du PAM en Mauritanie. Il a ainsi souligné que le PAM a adopté ce plan de contingence, pour anticiper sur une détérioration "grave" de la situation au nord du Mali.

Pour M. Cordeil, en cas d’intervention militaire dans cette région du Mali, la fuite des populations vers la Mauritanie s’effectuera dans des conditions catastrophiques, ce qui exigera, a-t-il affirmé, des parachutages de vivres avec la collaboration d’autres organisations humanitaires.

Dans les prévisions du PAM, les populations en fuite pourraient rester en Mauritanie pour une durée de 3 ou 4 ans. Le représentant du PAM a indiqué, en outre, que dans le cas où des Maliens fuiraient la guerre pour se réfugier en Mauritanie, les autorités de ce pays sont prêtes à les aider y compris, a-t-il précisé, en leur accordant le droit de propriété foncière.

L’atelier régional sur la gestion des flux migratoires mixtes tient ses travaux à Nouakchott depuis dimanche. Une délégation algérienne, conduite par la présidente de la sous-commission permanente des relations extérieures et de la coopération à la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, Mme Yasmina Taya, prend part à cet atelier auquel participent également des représentants des institutions et d’ONG de Libye, d’Italie et de Mauritanie.

Agences